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LEGENDES
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*Ô Grand Esprit*
Le ciel de mon père est immense. Entre le visible et l'invisible se trouvent nos guides en permanence.
Notre âme en évolution ne demande que sérénité. Assiez-toi près de ton cœur, écoute le silence. Tu entendras tes guides en toute intimité.
Je remercie la vie de me faire rencontrer des âmes similaires. J'ai confiance en mon père Éternel, aux autres, et en moi.
En toute humilité pour tout ce qui vit!
Carole Prince
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Histoire de l’ombre et de la lumière
Un vieil homme Cherokee accompagné de son petit fils, se promène dans les bois et voient 2 loups se disputer, un est noir et l’autre est blanc.
Le vieil homme raconte que ces 2 loups sont également représentatifs du combat qui a lieu à l'intérieur de chacun", dit-il au garçon.
L'un est l’aspect sombre : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.
L'autre est lumineux : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.
Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand père, "quel sera le loup qui vaincra ?"
Le vieux Cherokee répondit simplement : "celui que tu nourris".
Légende du premier capteur de rêves
Grand-mère Araignée, dont les chants ont tissé l’Univers, était remplie de tristesse, car les cauchemars hantaient ses enfants (les humains). Elle se rendit d’abord chez le saule et lui demanda ses belles branches. Elle se rendit ensuite chez l’aigle et lui demanda ses puissantes plumes. Puis, elle courba les branches du saule en un cercle reliant tous les gens de la Terre et fila sa toile de sagesse autour des branches pour capturer les cauchemars et mauvais rêves de ses enfants. Au matin, Grand-père Soleil étendit ses rayons et brûla les cauchemars et les mauvais rêves emprisonnés dans les mailles de la toile. Ceux qui résistèrent furent transformés en rosée. Les bons rêves s’écoulèrent lentement le long des plumes de l’aigle et furent retransmis à ses enfants.
"Sagesse Amérindienne"
La sagesse des Indiens d'Amérique du Nord a survécu pour nous apporter une réponse spirituelle très réconfortante. Sur ce chemin du coeur, les voix de la nature se font entendre dans une harmonie qui repose l'âme. Comme un héritage spirituel transmis aux générations futures pour qu'elles n'oublient jamais le rôle primordial de la nature et le bonheur apporté par celle-ci quand l'homme la respecte et sait s'harmoniser à elle.
Apprends à observer. Chaque matin, la nature t'enseigne le retour de la vie Chaque arbre est un objet de respect.
Ne retiens pas les mauvaises pensées, les sentiments de colère, de crainte ou de culpabilité. Regarde les passer comme les oiseaux du ciel, sans laisser de traces.
La paix n'arrive jamais par surprise. Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent.
La simplicité n'est jamais banale ni ennuyeuse. Sa richesse est infinie, sans cesse nouvelle pour celui qui regarde le monde avec des yeux neufs.
Sois attentif au silence, protège-le car il contient tous les rêves des hommes.
Descends en toi et tu découvriras des soleils oubliés par les hommes, qui pourtant n'ont jamais cessé de briller. Arrache les rideaux d'ombre, contemple l'univers dans son infinie sagesse.
L'homme de sagesse ne se détourne pas de ses frères. Il les considère comme faisant partie de lui-même. Sans eux, il devient comme l'oiseau privé d'ailes, comme le poisson rejeté par la rivière, qui meurt asphyxié sur la berge.
L'Indien préfère le doux son du vent s'élançant comme une flèche à la surface d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin. L'air est précieux à l'homme rouge car toutes choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme, tous épousent le même souffle.
La fraternité n'est pas réduite à la communauté des hommes, à son environnement immédiat. Elle s'étend jusqu'aux étoiles les plus lointaines.
Quand tu médites, le ciel s'ouvre à l'intérieur de toi
Quand tu te lèves le matin remercie la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
Tecumceh, chef shawnee (1768 - 1813)
Qu'est ce que la vie ? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un bison en hivers. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.
Crowfoot, chef Blackfeet (1821 - 1890)
Enfant, je savais donner. J'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu civilisé. J'avais un mode de vie naturel, alors qu'aujourd'hui, il est artificiel. Tout joli caillou avait une valeur à mes yeux, chaque arbre qui poussait était un objet de respect. Maintenant, je m'incline avec l'homme blanc devant un paysage peint dont on estime la valeur en dollars.
Ohiyesa, écrivain amérindien contemporain
"La deuxième paix est celle qui se crée entre deux individus,la troisième est celle qui unie deux nations. Mais au-dessus de tout cela il vous faut comprendre que la paix ne sera pas possible entre les nations tant qu'on ne sera pas convaincu que la véritable paix se trouve au coeur même de l'âme humaine."
Black Elk (Chef Sioux)
La terre n'appartient pas à l'homme C'est l'homme qui appartient à la terre La terre est donc notre mère à tous.
SEATTLE, chef des Indiens Dwamish, en 1854, au Président des USA
Être né homme sur cette terre, est une charge sacrée. Nous avons une responsabilité sacrée, du fait de ce présent exceptionnel qui nous a été fait, bien au dessus du beau cadeau qu'est la vie des plantes, des forêts, des poissons, des oiseaux et de tous les êtres qui vivent sur terre. Nous nous devons de prendre soin d'eux.
Audrey Shenandoah (Onondaga)
Une nation n'est pas conquise, tant que les coeurs de ses femmes ne sont pas à terre. Alors seulement, c'est la fin. Quelle que soit la bravoure de ses guerriers ou la force de leurs armes.
Proverbe cheyenne
Le silence est l'équilibre absolu du corps, de l'esprit et de l'âme. L'homme qui préserve l'unité de son être reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l'existence - pas une feuille qui bouge sur l'arbre, pas une ride à la surface étincelante du lac - voilà, aux yeux du sage illettré, l'attitude idéale et la meilleure conduite de vie.
Si vous lui demandez : «Qu'est-ce que le silence?», il répondra : «C'est le Grand Mystère !» «Le silence sacré est La voix !»
Si vous demandez : «Quels sont les fruits du silence?», il dira : «C'est la maîtrise de soi, le courage vrai ou l'endurance, la patience, la dignité et le respect. Le silence est la pierre d'angle du caractère.»
Ohiyesa, écrivain amérindien contemporain...
La prière, dans notre tradition, c'est moins de demander que de remercier pour ce que nous avons reçu. Cette façon de remercier permet aux choses de grandir. Quelles que soient les pensées que nous avons dans notre esprit, elles sont comme des chansons qui parlent à travers le monde et qui nous reviennent.
Dhyani
Pour nous et tout au long de notre tradition, le guerrier est celui qui peut transformer l'ignorance et l'agression en action juste. Parce qu'il comprend le processus de la pensée et les lois de la nature. Pour cela, il n'a pas besoin d'armes.
Dhyani
Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors, il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible.
Auteur inconnu
O, Grand Esprit, aide moi à ne jamais juger un autre avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes.
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Légende du capteur de rèves
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Origine du capteur de rêves Dans la tradition orale du peuple Ojibwé, le raconteur vous dira qu'autrefois tous les clans étaient situés dans un endroit très vaste nommé Turtle Island (le Monde) et chaque matin, Asibikaashi, la femme-araignée, construisait sa hutte spéciale avant l'aurore et aidait Wanabozhoo à ramener giizis (le soleil) à son peuple. Si vous êtes levé avant l'aurore, cherchez la petite hutte et vous verrez le miracle de la capture du soleil alors que la lumière étincelle sur la rosée. Asibikaashi prenait bien soin de ses enfants, mais quand le peuple Ojibwé s'est dispersé aux quatre coins de l'Amérique du Nord, selon la prophétie annoncée, Asibikaashi avait de la difficulté à faire le trajet vers tous les berceaux. Alors les mères, les soeurs et les Nokomis (grands-mères) commencèrent à tresser les toiles magiques pour les nouveau-nés en utilisant des cercles de branches de saule et des nerfs ou du cordage faits à base de plantes. La forme du cercle représente comment giizis traverse chaque jour à travers le ciel.
Le capteur de rêves filtrera tous les mauvais bawedjigewin (rêves) et laissera passer seulement les bonnes pensées lorsque nous ne sommes que des abinooji. Vous verrez un trou au centre du capteur de rêves où les bons bawadjige peuvent passer. Aux premiers rayons du soleil, les mauvais rêves prisonniers de la toile seront détruits.
Quand nous voyons la petite asibikaashi, nous ne devrions pas la craindre mais au contraire la respecter et la protéger. En honneur de leur origine, les points où la toile se connecte au cercle sont soit de 8 pour les huit pattes de la Femme-Araignée ou 7 pour les 7 prophéties.
La tradition veut qu'une plume soit placée au centre du capteur de rêves. Elle signifie le souffle ou l'air, essentiels à la vie. Un bébé qui regarde l'air jouer avec la plume au-dessus de son berceau s'amuse tout en apprenant que l'air est important à la vie.
Les peuples Amérindiens sont en général très stricts concernant l'identité et les rôles de chaque sexe. La plume du hibou est gardée pour la sagesse (plume féminine) alors que la plume d'aigle représente le courage (plume masculine). L'usage de ces plumes, provenant des oiseaux sacrés de la Nation, a été aboli lorsque les capteurs de rêves ont été vendus dans le commerce. Les plumes ont maintenant été remplacées par des pierres, comme il se faisait dans les Nations de l'Ouest Américain et elles représentent les points cardinaux. Les capteurs de rêves faits pour les adultes n'ont jamais de plumes.
Les capteurs de rêves faits d'une branche de saule et de nerfs sont pour les enfants et ne sont pas conçus pour être permanents. Éventuellement, le saule sèche et la tension sur les nerfs cassera l'attrapeur de rêves. C'est supposé arriver ainsi. Cela reflète la jeunesse, quelque chose qui doit être mais qui doit aussi s'achever.
Les capteurs de rêves pour adultes sont faits de fibres pour refléter des rêves plus adultes. Dans plusieurs régions du Canada et du nord des États-Unis, la forme est plutôt la larme, pour représenter la raquette (mode de locomotion pédestre dans la neige épaisse).
Noms amérindiens Asubakacin (Tribu Ojibwé - Bande de la White Earth - signifie "comme un filet", "ressemble à un filet") Bwaajige Ngwaagan (Tribu Ojibwé - Bande de Curve Lake - signifie "attrapeur de rêves")
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Histoires
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A l’Origine du Génocide amérindien : colonialisme et industrialisation L’extermination des Indiens d’Amérique du Nord s’est faite méthodiquement sur une longue période, rencontrant une résistance désespérée des Indiens des Plaines, les Sioux, dont les révoltes contre les colons dans le Minnesota en 1862 conduites par les chefs Sioux Petit Corbeau, Shakopee, et Voix Rouge du Milieu, et appelés « Massacres du Minesota » se termineront en 1890 avec la défaite finale des Sioux à « Wounded Knee » dans le sud Dakota.
La bataille de Wounded Knee a été le dernier chapitre d’un long combat des amérindiens contre le gouvernement colon Us pour préserver une partie de leurs terres ancestrales et leurs modes de vie tribale.
Quelle est la part de l’industrialisation et de la supériorité en nombre des colons américains sur la défaite des Indiens des Plaines ?
En 1865, le chef Shakopee, l’un des chefs des soulèvements de Minnesota a été pendu à Fort Snelling. Les Indiens des Plaines avaient depuis le début adopté une attitude défensive contrairement à ce que voudrait nous faire croire toute cette propagande savamment orchestrée par l’industrie cinématographique hollywoodienne. Ils étaient constamment menacés par l’installation de nouvelles colonies et leur expansion. Le chemin de fer construit représentait alors le symbole de cet expansionnisme à l’ouest, de l’industrialisation galopante et de leurs conséquences économiques, ce que le monde « civilisé » a appelé le « progrès » et la « civilisation ».
L’une des villes clé dans la révolte indienne de 1862 dans le Minnesota, a été New Ulm, une communauté fondée et habitée principalement par des allemands. La population y était en croissante et rapide augmentation. En 1862, New Ulm comptait 900 habitants. Les Indiens des Plaines ne faisaient pas le poids contre l’immigration et la colonisation. Des immigrants européens arrivaient quotidiennement et les Indiens des Plaines, eux, étaient entrain de perdre la bataille démographique. Ainsi, on estime à environ 2,5 millions le nombre des indiens dans le Nord de l’Amérique au début du 19è siècle. En 1860, il n’était plus que 350 000, et en 1890 la population indienne avait été réduite à 250 000 personnes.
Cette baisse énorme de la démographie indienne s’explique par l’interaction néfaste des colons blancs. Ces colons ont amené différentes maladies avec eux comme le choléra, la grippe, la variole, et d’autres maladies contre lesquelles les Indiens des Plaines n’avaient aucune immunité. Les épidémies ont ravagé ces populations indiennes pendant tout le 19ème siècle particulièrement dans les années 1850 et 1860. Les combats avec les troupes Us et les colons ont également contribué à décimer ces populations, ainsi que des guerres intertribales notamment quand les tribus de l’est ont été enfermées dans des réserves sur des terres déjà occupées par d’autres tribus.
L’introduction de la « civilisation » occidentale, et de l’économie de marché ont-elles aussi contribué à détruire la culture et les modes de vie des Indiens des Plaines. Cette économie a détruit le mode traditionnel de subsistance guerrier/chasseur. D’immenses troupeaux de buffles ont été détruits par des « chasseurs clandestins» encouragés par l’armée américaine car cela privait les indiens de nourriture et par conséquent affaiblissait l’ennemi. On estime à environ 15 millions le nombre de buffles tués dont la disparition était presque achevée dans les années 1880. La destruction du cheptel indien de buffles a été primordiale dans la destruction d’une des principales sources de nourriture des Indiens des Plaines et dans la dégradation de leurs modes de vie.
Le processus de « mise en réserves » a finalement complété le processus de destruction de la société indienne et de sa population au cours d’un lent processus, une mort lente génocidaire. Le système de réserves a isolé les Indiens, détruit leur culture, leurs modes de vie et de subsistance. Bien que certains aspects des réserves prétendaient « préserver » les moyens de subsistance des indiens tels que la distribution de lopins de terres, ces méthodes se sont avérées complètement inefficaces en matière d’exploitation agricole. Le système des réserves constituait en fait une ghettoïsation à grande échelle dans le sens premier du mot ghetto telle que conçu par les italiens pour enfermer et isoler les juifs à Venise à l’époque : une zone où vit un groupe ethnique séparé de la communauté nationale, un groupe exclu de la vie courante de la nation.
Ce système de réserves a crée un lent processus d’extermination ethnique.
Pour combattre les colons et le gouvernement Us et son armée, les Indiens des Plaines avaient besoin de ressources et de personnes. Bien que la population fut lentement décimée, les ressources ne manquaient pas notamment après les découvertes en 1861 de filons d’or provoquant ce qui est devenu la célèbre « ruée vers l’or ». Ces filons étaient situés sur le territoire d’une réserve Cheyenne, la réserve de Sand Creek. Au début, les relations entre les colons chercheurs et les Indiens étaient amicales. Mais, comme de plus en plus de colons chercheurs d’or arrivaient, ils ont commencé à s’emparer des terres réservées par le Traité de Fort Laramie aux Cheyennes et aux Arapahos. Ce Traité donnait aussi le droit aux colons Us de traverser ces terres. Les colons profitèrent de ce droit pour s’emparer des terres tout simplement. Ils mirent la main sur des terres prévues pour l’agriculture, pour l’établissement de fermes et d’habitations pour la population indienne. Des villages et villes de colons blancs chercheurs d’or sont vite apparues sur ces terres devenues très prisées, des confrontations s’en suivirent. La première eut lieu le 11 avril 1864. Un propriétaire de ranch colon blanc Ripley a accusé les Indiens d’avoir volé ses troupeaux ce qui conduisit à un affrontement entre Indiens et colons. Ce sont les premiers accrochages de ce qui allait devenir la guerre de « Sand Creek ». Cette guerre est connue à travers le massacre par le colonel John Chivington de plusieurs centaines de civils indiens, des hommes des femmes et des enfants. Leurs corps furent mutilés et scalpés.
La « bataille de « Sand Creek » fut en fait un véritable massacre fait d’atrocités. En novembre 1864, 800 soldats du Colorado ont attaqué un village indien à Sand Creek. Les hommes du village étaient partis chasser, seuls les femmes les enfants et les personnes âgées restaient. Le chef Cheyenne Black Kettle a levé le drapeau blanc au sommet de son tipi pour montrer qu’ils se rendaient, ainsi que le drapeau américain. Les soldats du colonel Chivington ont encerclé le village armés jusqu’aux dents avec des tonnes de munitions à leur disposition. Ils ont commencé à bombarder le village sans défense, puis ont attaqué les femmes, les enfants et les vieillards au sabre et au couteau.
Le vice président de la tribu nord des Cheyennes à Lame Deer, Montana, Steve Brady rappelle ces terribles évènements :
« Des morceaux de corps et des scalps coupés par les soldats ont été promenés au milieu d’une foule en liesse dans les rues de Denver. Des officiers du Fort Lyon avaient dit à Chivington que le village de Sand Creek était pacifique, mais rien ni fit. Mes arrières grands parents se sont réveillés au son des tirs de fusils et des chevaux galopant dans le camp. Mon arrière grand père maternel s’est emparé d’un cheval bien que blessé à l’épaule et prenant sa femme s’est enfui en chantant un chant de mort « seuls les pierres vivront éternellement… » Un chant que nous chantons toujours jusqu’à ce jour. »
Son arrière grand père paternel, Black Kettle est allé à la recherche de sa femmes enceinte qui portait leur premier enfant. Il l’a retrouvée pleine de sang mais elle a survécu au massacre. Le village entier a été détruit. Il y avait des piles de corps brûlés. Des chiens ont été vus mangeant des cadavres.
Le colonel américain John Chivington en véritable « adorateur » de ce massacre, a monté une pièce de théâtre à Denver au cours de laquelle il racontait les événements de ce massacre et a publiquement monté 100 scalps d’indiens, comprenant ceux des parties intimes de femmes indiennes. Certains de ces restes macabres peuvent encore être trouvés dans certains musées dont celui de Denver.
La bataille de Sand Greek montre le caractère réel de ces « batailles » célébrées par les colons Us et leur armada cinématographique hollywoodienne. La plupart étaient de véritables massacres de populations sans défense, mais tout ceci a été dissimulé et ne fait pas partie du cursus scolaire américain alors que la Shoah elle est enseignée.
Les batailles menées par les Indiens des Plaines étaient principalement des combats défensifs, une simple question de survie. Ce n’était pas des « guerres » ou des « combats militaires » selon le sens courant de ces termes, et comme voudrait le faire croire l’historiographie coloniale Us. La révolte du Minnesota a commencé parce que le gouvernement Us avait violé ses propres engagements commerciaux, en ne versant pas les fonds annuels dus et en n’approvisionnant pas en nourriture les Indiens. La révolte de 1862 a commencé quand les Indiens ont pénétré dans un bâtiment de stockage et se sont emparés des sacs de farine entreposés. En bref cette révolte a été causée par la faim. Les « batailles » menées par le gouvernement Us visaient principalement la destruction des réserves de nourriture des Indiens, des campagnes menées l’hiver contre les villages ciblant les civils. Ces « batailles » ne visaient pas la défaite des Indiens des Plaines mais l’éradication des populations civiles sur des bases ethniques. Les Indiens vivant dans des réserves économiquement pauvres, où ils étaient à la merci du gouvernement Us, qui pouvait agir avec eux comme bon lui semblait notamment grâce à sa supériorité démographique écrasante, l’immigration fournissant un réservoir sans fin de nouveaux colons.
Les Indiens des Plaines ont mené un combat désespéré contre la colonisation d’européens venus s’installer sur leurs terres. Ce n’était pas une guerre mais tout simplement un génocide qui avait démarré en 1850. L’industrialisation a donné aux colons l’avantage technologique pour dominer militairement, mais aussi a contribué à la colonisation elle –même, les expropriations, les déplacements de populations indiennes pour l’exploitation des richesses naturelles et l’expansionnisme yankee. Le chemin de fer a permis la colonisation d’un vaste territoire au détriment des populations indiennes autochtones dont c’était le terrain de chasse, la source de nourriture. La seule véritable richesse des Indiens des Plaines c’était leurs terres que le gouvernement Us et ses colons convoitaient et dont ils se sont emparées au prix de massacres et d’un génocide systématique visant une population entière. L’histoire tragique des amérindiens est un exemple des « bienfaits de la civilisation » malheureusement entrain de se répéter ailleurs, en Palestine, et qu’il faut à tout pris combattre et stopper.
N’oubliez pas : Les Etats-Unis se sont construits sur un génocide, celui des Amérindiens.
Sources des informations : un livre américain de Ralph K. Andrist « the Long Death : The Last Days of the Plains Indians « première publication en 1964 réédité en 2001 Presse Universitaire d’Oklahoma Source : http://www.planetenonviolence.org
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